Même en prenant notre temps, la visite du Colisée n’occupe pas toute la journée. Alors, nous poursuivons notre voyage dans le temps en nous promenant dans le quartier.
Nous commençons par un tour rapide du Circus Maximus qui est encore plus méconnaissable que le Colisée. Pour qui s’attendrait à un vieil hippodrome, il n’y a plus là qu’une immense pelouse en cuvette. Une sorte de jardin géant, ideal pour les pique-niques et les jeux des groupes scolaires, si ce n’est qu’autour circulent bus et voitures.
De l’histoire de ce lieu, il ne reste que des escaliers (encore des escaliers!) et quelques bâtisses en ruines à un bout de cet ovale geant. Ces bâtisses sont cerclées de grilles pour n’y faire entrer que ceux qui souhaitent payer un bout d’histoire.
Ce site est tellement méconnaissable que certains visiteurs s’équipent de lunettes de réalité virtuelle.
Pour notre part, nous observons les fleurs printanières et nous poursuivons notre route vers les collines de la Rome Antique.

Qui dit collines dit marches… encore et toujours des marches. Pour les romains, se promener dans le Colisée ne devait pas trop les changer de leur quotidien dans les collines!
Sur le mont Palatin, on trouve aujourd’hui beaucoup de végétation et de ruines. Heureusement, les poissons sont un joyeux divertissement et remotivent les troupes!

Avec l’équivalent de 10 étages déjà enchaînés depuis le matin, les petites jambes fatiguent et il faut plus que quelques poissons colorés pour reprendre la route du forum. On adapte donc la visite aux tailles de jambes : épaules de papa pour l’une et « cherche et trouve géant » pour l’autre. En mon absence, ils ont déjà trouvé les Vespa, les glaces, les inscriptions sur les plaques de la ville, la fontaine de Trevi et plein d’autres choses. Au Vatican, nous avons complétés avec le drapeau du Vatican et les gardes suisses. Au Colisée, nous avons enfin trouvé un chat romain. Bref, ces objectifs nous aident à avancer !

En plus de son cherche et trouve, Ève est très intriguée par cette histoire de Forum, qu’on lui a décrit comme un cœur de ville avec tout: commerces, temples, Sénat… à quoi ça peut bien ressembler ?

Encore une fois, la projection dans l’Antiquité n’est pas évidente. On se promène dans un champs de ruines où la nature reprend ses droits. Il faut faire turbiner l’imagination pour associer des gros blocs de roches à moitié effondrés et ces quelques statues et colonnes aux histoires que nous leur racontons. Quoi, des femmes vierges vivaient ici pour entretenir le feu sacré ? Mais à quoi ressemblait leurs chambres? Et leurs cuisines?

Sans meubles et sans images, ça revient à visiter un appartement pour l’acheter, mais là on parle d’un appartement sans toit, ni eau, ni électricité et très délabré. La projection en est d’autant plus complexe. Mais le site garde un certain charme (le charme de l’ancien?).

François et moi racontons ce que nous savons de la vie de l’époque jusqu’à ce que l’appel des gelati soit trop fort. Nous retournons alors dans le présent pour une pause goûter bien méritée.
Les batteries un peu rechargées, nous finissions la journée par un promenade nocturne autour du Colisée que les mélanges bleus et dorés rendent encore plus beau qu’en journée !


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