Rome jour 2 – À l’assaut du Colisée

Ce matin, nous rendons visite à notre grand voisin : le Colisée.

Nous avons des billets pour la première heure. Pas question d’être au pas de course pour visiter ce géant antique!

Qui dit première heure dit patienter dehors en attendant l’ouverture et admirer le raffinement des colones : ioniques au rez-de-chaussée, doriques au 1er étage puis corinthiennes au second.

Nous observons aussi des reproductions de statues aux arcades du 1er étage. Il semblerait qu’à la grande époque des gladiateurs, il y en avait une par arcade !

Le Colisée est un monument prisé donc surveillé.

1er Check des billets nominatifs avec les cartes d’identité et fouille des sacs devant le bâtiment.

Rebelote en entrant sous la première arche (vraiment, exactement les mêmes vérifications).

Là on se dit que c’est bon, non?

Ben non, encore une fois billets + identité sous la 2ème arche et… à la 4ème on nous fait rebrousser chemin car les enfants pouvant visiter gratuitement le Colisée, il leur faut un ticket spécial!

Heureusement, il y a une billetterie à l’intérieur (après les 3 premières vérifications…) juste pour ce genre de cas (et p’tet aussi pour ceux qui cherchent des compléments de billets ?).

Bref, au bout de 5 contrôles, nous pouvons enfin ranger billets et cartes d’identité pour profiter du Colosse! Je sais, c’est pas vraiment lui le colosse à la base, le Colosse a disparu, c’était une statue chryséléphantine – j’adore ce mot, je le trouve joli! il y a éléphant dedans mais ce n’est pas qu’il y a un éléphant dans la statue, enfin si un peu, c’est pour l’ivoire qu’on dit éléphantine… et chrys non pas pour le côté religieux mais pour le coté Or, ça en jette! Et là, BIM! Chrys c’est or donc le Christ c’est sensé être de l’or? Je viens de vérifier pour vous et donc non, Christ vient bien du grec lui aussi mais de Chrystos pour dire « oint »-

je disais donc, le Colosse était situé à côté de l’arène et lui a donné son nom. Mais quand même, je ne trouve pas ça absurde de qualifier cette arène de Colosse. C’est tout pour la minute culture/étymologie/histoire.

Nous commençons par faire un petit tour dans l’arène avant de prendre de la hauteur avec des escaliers… beaucoup d’escaliers (et des marches, beaucoup de marches). Ca fait travailler les cuissots! En montant, on se projette dans l’histoire du lieu : là sous l’arène, des fondations suffisamment solides pour tenir sous des litres d’eau lors des naumachies (représentations de batailles navales) mais en gardant des espaces pour à la fois abriter des animaux (sauvages, de préférence, et agressifs), stocker des décors et faciliter le fonctionnement des trappes.

(Maman, j’aurai hier voulu voir comment c’était avant! c’est pas facile de se projeter en voyant juste ça…)

Autour de l’arène, on trouve les gradins. Vraiment beaucoup de gradins. Tellement de gradins que les accès aux gradins s’appellent des vomitoires (tout un programme!). Des gradins avec une hiérarchie : sénateurs aux premiers rangs, hommes du peuples au dessus, et en haut, loin de tout, après beaucoup beaucoup d’escaliers, les femmes et les enfants… en même temps, ça les éloignait d’autant du carnage…

Toujours en faisant fonctionner l’imagination (et avec l’aide des maquettes), on voit là haut, tout au dessus du Colisée, ce dont on n’a plus de traces et qui pourtant me subjugue le plus : le vélum. Un pare soleil géant capable d’abriter quasi toute la scène en dessous en fonction des besoins. Un enchainement de questions pratique me vient en tête quand j’y pense : comment mettaient-ils ça en place sans que ça ne tombe sur tout le monde et sans grues modernes ? On se demande encore comment les pyramides ont été bâties avec les connaissances de l’époque, mais pour moi la question est du même ordre voir encore plus subtile ça il ne s’agit pas d’empiler d’énormes roches mais de suspendre une immense toile et d’imaginer un système pour la rétracter par endroits selon les besoins.

Quelle ingéniosité !

Ce bâtiment est impressionnant mais ce n’est vraiment pas simple de se projeter pour l’imaginer dans sa gloire passée. En particulier pour les enfants… alors on cherche les détails, les gravures, les traces les plus marquantes pour réfléchir à la vie au temps des romains. Grâce à une histoire de sa Lunii, Agathe reconnaît vite des cesters. Elle aimerait bien en trouver aussi!

En dehors de l’arène et des gradins, ce bâtiment abritait une quantité de commerces (nourriture, boissons, paris sportifs…), au fil de la visite, on en voit quelques reste. Et puis après… une telle structure en plein centre ville ne peut pas si facilement tomber dans l’oubli quand la ville autour prospère. Alors le Colisée a eue plusieurs vie : enclos pour le bétail, base de forteresse des Frangipane, source de matériaux (notamment de marbres) pour d’autres monuments symboliques de Rome. Ya pas d’époque pour recycler!

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