C’est reparti pour un nouveau voyage en articles!
Je préviens : ça va être plus concis que la Thaïlande.
Quoique… il y aura sans doute plus de mots et moins de dessins.
Ce voyage commence un mardi matin. Réveil un peu difficile après une nuit écourtée (un vague problème au démarrage de l’avion qui me fait atterrir au beau milieu de la nuit…).
Je disais donc, réveil le mardi matin au cœur de Rome. Nous nous mettons doucement en route pour changer de pays dès le premier jour : métro direction le Vatican.

Sortis du métro, nous révisons nos drapeaux aux devantures des façades des nombreuses ambassades qui longent l’immense mur de séparation entre Rome et le Vatican. Chacun choisi son préféré : le plus coloré ou celui avec les motifs les plus jolis?

C’est quand même tout un concept d’avoir un pays entier au milieu d’une ville… Sur la place Saint Pierre, un grand belvédère vitré est là juste pour accueillir La Poste du Vatican avec des timbres à ne poster que dans ces boîtes postales sinon : ça part direct à la poubelle…oups.
Nous envisageons un temps d’aller visiter la Basilique mais les dimensions de la file d’attente sont à l’échelle du bâtiment et elles ont vite raison de notre patience.
Nous préférons nous promener autour de la place pour observer les gardes suisses aux tenues colorées avant de longer la Via della Conzilatione vers le Tibre et le château Saint Ange à l’histoire aussi riche et complexe qu’un Mont Saint Michel (on parle quand même d’un mausolée transformé en château/issue de secours du Pape).

Partout autour de nous, sous le soleil du printemps, des touristes et attractions touristiques : boutiques de souvenirs, glaciers, guides etc. Cette foule est oppressante. Nous finissions par nous faufiler dans de petites rues pour retourner en Italie et déjeuner dans une ruelle calme, sous les bougainvilliers en fleurs. Une simple trattoria, « en terrasse » (sur la chaussée), un petit goût de Dolce Vita.
C’est une bien douce pause avant de reprendre la route direction : les musées du Vatican.
Avertis par le Lonely Planet, nous avons anticipé cette visite en prenant des tickets d’accès prioritaire à horaires fixe. Nous patientons ainsi tranquillement sur les marches devant l’entrée en attendant l’horaire indiqué par nos tickets. Les files d’attente sont longues, mêmes munis de tickets… Mais le débit est rapide. À l’heure pile, ça défile devant les contrôleurs. Tickets, identité, rentrez!
Une fois passée la première porte, on enchaîne sur un deuxième contrôle avant de filer vers la pinacothèque. Comme je m’y attendais, ça commence avec plein d’images pieuses et de dorures.

Agathe s’arrête devant chaque tableau pour le prendre en photo.
– Tu vas tout prendre en photo?
– Oui parce que Maîtresse elle aurait bien voulu venir alors je lui montrerai mes photos
– Je suis sûre que maîtresse préférerait que tu profites avec tes yeux et que tu lui racontes ensuite ce que tu as vu et pourquoi ça t’a marquée.
Portraits antiques sans arrière plan, couleurs étincelantes de Raphaël, clairs-obscurs et réalisme du Caravage… ce musée est idéal pour expliquer les bases de l’histoire de l’art et ressentir la différence entre une toile en photo et sa version originale.
On y trouve aussi des esquisses, des essais de couleurs, des tableaux incomplets (notamment un de Léonard de Vinci) et un autre tableau avec un bas-relief à côté pour étudier les ombres à reproduire sur la peinture. C’est une belle façon de montrer le temps que les artistes peuvent mettre à produire des œuvres mondialement connues. Les oeuvres les plus connues sont le fruit d’années de travail, d’essais et d’erreurs que l’on oublie trop souvent. Je crois que c’est ce qui m’a le plus touchée dans cette pinacothèque : l’ode aux étapes de la création. Un drôle de clin d’oeil au plafond de la chapelle Sixtine…
Vers la fin de la pinacothèque, il y a eue une découverte familiale : les animaux de Johann Wenzel Peter (1745-1829).
En entrant dans la pièce consacrée à cet artiste, nous sommes d’abord subjugués par l’immense représentation du jardin d’Eden à la faune si recherchée :

Faits notables : il y a une pièce entière consacrée à cet artiste et en dehors du jardin d’Eden, les œuvres présentes s’éloignent assez largement de l’imagerie pieuse classique avec une série de tableaux animaliers tous plus impressionnants de réalisme les uns que les autres. Ce peintre a eue l’occasion et pris le temps d’étudier de nombreux animaux. C’est à se demander s’il n’avait pas accès à une ménagerie.

Que d’émotions !
Mais il est tard. Il est temps de rentrer à la maison.
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