Thème du jour : jumbo

Quand on voyage, on se sent facilement tout petit face à l’immensité de la nature ou du monde. Cette sensation est exacerbée dans les grandes villes. Celle qui m’a le plus marquée ainsi, c’est Singapour.
Une ville-état tellement florissante qu’elle repousse ses limite partout où elle peut. La mer qui l’entoure est inondée de porte-conteneurs en attente d’une place au port. Le territoire est réduit, alors tout y est concentré et prend de la hauteur. On y trouve même un jardin botanique avec une cascade géante reconstituée de toute pièce dans laquelle on se promène via des passerelles métalliques loins des rochers à enjamber de Hawaï.
À Singapour, même la quantité de panneaux d’interdiction ou d’obligation est hallucinante. On critique facilement les USA pour leur balisage à l’extrême de tous les risques, mais Singapour n’est pas en reste. Pas moins de 12 panneaux de restriction à lire avant de s’engager sur la passerelle : ne pas fumer, ne pas consommer de nourriture ou boisson, ne pas jeter de déchets, ne pas s’appuyer, ne pas sauter, ne pas courir, ne pas porter de talons, ne pas utiliser de cerf volants (oui oui, vous avez bien lu), ne pas utiliser de parapluie, bien tenir ses affaires, ses enfants et ses lanières. Pfiou! Et encore, un peu plus loin, on trouve aussi le classique : pas de durian (ce fruit si prisé en Asie malgré son odeur de maroilles très présente).
Alors oui, pour moi, Singapour est Jumbo.
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