Thème du jour : Grungy

À Omaru, en Nouvelle Zélande, je me suis laissée guider par Raewyn pour visiter les incontournables du coin. Du haut de ses 90 ans, elle avait à cœur de me faire découvrir les boulders, les pingouins bleus et ceux à masque jaune, les bébés otaries… elle a même souhaité découvrir avec moi un musée local : le musée steampunk.
Dans un hangar un peu perdu, le lieu est d’abord surprenant par ses sculptures improbables en extérieur. On se croirait dans le jardin d’un savant fou. L’ambiance s’annonce semblable à un univers de Myasaki : steampunk de mangas, joli et plein d’imagination.
Puis, on entre dans le hangar.
Le contraste est saisissant. Dans un bain de lumières électriques vertes et bleues, des hybrides humains-animaux semblent garder les lieux, entourés d’objets hybrides eux aussi : issus des années 1940 ils sont repris et adaptés pour un futur imaginaire et inquiétant.
Le lieu joue beaucoup sur l’ambiance au point qu’il n’est pas toujours simple de prendre de la distance pour se rappeler que l’on est dans un musée.
Cette ambiance glauque et crasseuse a choqué Raewyn pour de longues heures. Elle ne s’attendait vraiment pas à cette expérience qui l’a prise aux tripes et même la magie du portail n’a pas réussi à la calmer complètement.
Le portail, c’est une expérience incroyable. J’ai cru comprendre l’an dernier que l’artiste Yayoi Kusama (très prisée des profs de maternelle avec ses œuvres à pois) , proposait une expérience similaire au musée de Guggenheim de Biblao depuis 2020 sous le nom de « infinity miroir room fireflies on water » (vivent les titres brefs!).
Dans le portail d’Omaru, on est transporté dans un autre univers, effectivement infini. De la lumière cristalline avec une myriade de points colorés, comme autant d’étoiles que nous croisons sur notre chemin.
La simple magie de cette pièce justifiait pour moi amplement le déplacement.
Happy Halloween to you
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