Nouvelle-Zélande, pays des moutons ?
P’tet bien, oui. Quoique quelques kiwis m’ont expliqué que depuis quelques dizaines d’années les vaches laitières gagnent du terrain sur ces deux îles. Humm, le bon chocolat Cadbury.
Les moutons ont leur place sur le territoire et dans le coeur des kiwis. A Oamaru, je suis hébergée par un monsieur qui a décidé de vivre son rêve en s’achetant une maison avec vue sur la mer et des paddocks pour ses 60 moutons.
Du coup, oui, on a des moutons dans le jardin.

Bon, c’est pas habituel, il se trouve qu’actuellement il y a un petit trou dans la barrière et 3 agneaux se font un malin plaisir à venir explorer le jardin tous les jours. Quand c’est ici, ça va, ils sont minions avec leurs bouilles d’ados tout touffus (oui parce que les moutons adultes ont été tondus mais pas les agneaux même pas ceux qui ont plus d’un an). Par contre, quand ils attaquent les rosiers des voisins, ça le fait moins.
L’avantage, quand on a une baie vitrée géante avec vue sur le paddock, c’est qu’on peut compter les moutons au chaud. Enfin, compter c’est une façon de parler. Mais on peut les regarder vivre leur vie. Et du coup j’ai appris à distinguer quelques races de moutons : les écossais qui sont bons pour leur viande mais pas pour leur laine, les « colorés » issus d’un mixte de noir et de blanc qui ne sont pas trop appréciés par les producteurs de laine (trop compliqué à trier), les « touffus » (je ne me rappelle plus du nom) qui font de la très bonne laine…
J’ai aussi appris des astuces d’éleveurs de moutons : quand une brebis accouche d’un agneau mort, on lui met un parfum dans le nez et le même parfum sur un agneau d’une autre brebis qui a eu des jumeaux ou des triplés. Comme ça, la première brebis garde son instinct maternel (et fait du lait) et l’autre brebis a un peu moins de préoccupations.
Voilà, c’était l’instant culturel sur les moutons. Bon week end !

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