Big Island a la particularité de combiner anciens hauts volcans qui passent un bout d’hiver sous la neige et la glace et deux des volcans les plus actifs au monde. C’est à ce savant mélange que l’île doit son surnom digne du trône de fer : la terre de glace et de feu.
Mais en fait de glace, je n’ai encore vu ici que celles du glacier du coin (c’est déjà pas mal je trouve ! ) et de feu je n’ai vu que celui du four à pizzas. Le volcan est actif, très actif même puisque la coulée de lave débutée il y a 3 semaines a encerclé sa première maison cette semaine. Mais les autorités restreignent l’accès aux coulées de lave (on se demande bien pourquoi…). Du coup, pour voir de la lave tout frais sortie du volcan, il faut faire un tour en hélicoptère. Après les mantas et le cheval, je n’ai plus vraiment les moyens de me payer le tour en hélico surtout qu’il faut trouver un moyen de transport pour atteindre l’hélico aussi…
Bref, je suis restée loin de la glace et du feu mais j’ai vu leur trace au Volcano Park !
C’est un parc national situé au sud est de l’île. Après 3 heures de route dans un truck sans radio (autant vous dire qu’on a perfectionné nos duos franco-allemands en canon sur Frère Jacques et Fuchs, du hast die Gans gestohlen), à voir défiler des paysages de plus en plus désolés, nous sommes arrivées au coeur des volcans en activité.
Le parc est assez grand, il est composé de 2 routes principales et de nombreuses randos, sans oublier les conseils avisés des rangers en service : partez à l’aventure, découvrez, marchez sur la lave, n’hésitez pas! évitez juste de prendre des risques. Merci pour les conseils…
1ère étape : les fumerolles de souffre, histoire de faire la comparaison avec l’île de Volcano.

Comment comparer deux situations aussi différentes ?
Oui, les deux sont des volcans sur une île mais ce volcan-ci est bien plus grand, plus étalé. La scène de désolation est immense, sans habitation alentour et, malgré les bons conseils des Rangers, on ne s’en approche pas de si près…
Pour vous faire une idée : la moitié de la route encerclant le plus gros cratère est fermée depuis quelques années pour cause de niveau de souffre trop élevé.
Juste à côté du point de vue se trouve un mini musée expliquant un certain nombre de phénomènes volcaniques. Ce musée est beaucoup plus didactique que celui qu’on peut trouver sur le sujet à Lipari, on y trouve notamment les différents types de lave. Il est aussi plus centré sur la culture hawaiienne autour des volcans : la déesse Pelé qui vous porte malheur si vous emportez un bout de lave hors de l’île (ce qui signifie que tous les bijoux issus de roche volcanique vendus ici sont made in ailleurs, et ils ne s’en cachent pas!).



A côté de ça, on peut aussi voir des sources d’air chaud. Oui oui, juste de l’air très chaud qui au contact de l’air froid fait de la buée. Ca ne rend rien en photos mais c’est rigolo. Et confortable quand on se les caille dehors (car oui, il est possible d’avoir froid à Hawaii, tout peut arriver).
2ème étape : tube de lave
Pour le coup, on avait fait une préchauffe : il y a un tube de lave à 30min de voiture de la maison donc on connait. D’ailleurs je vous raconterai ça dans le détaille une autre fois.
Ce tube de lave a la particularité d’être enseveli sous… la forêt tropicale !
On ne s’attend donc pas du tout à le trouver là. Remarque, on ne s’attend pas non plus à trouver une forêt tropicale à 5 min du désert du cratère précédent. Cette île est pleine de surprise !

Bon et alors, un tube de lave ça fait quoi ?
Ben pas grand chose… c’est rigolo mais je ne crois pas qu’il y ait des tonnes de choses à décrire à part qu’on le croirait presque fait par l’homme tant il ressemble au tube que j’ai emprunté sur l’île d’Oahu … encore un autre sujet de blog ! pff j’en ai pas fini moi avec tout ça.

3ème étape : sous la lave, la mer ou Etretat version volcanique

Et oui, ici aussi on aime les arches façon Etretat !
Et on y vénère les nénés (l’oiseau national bien sûr).
4ème étape : la route sans issue
On trouve plusieurs routes de ce genre dans les parages de ces volcans hyper actifs. La plus sympa était fermée pour cause de reconstruction de la route/buldorization de la lave. En effet, la coulée de lave en cours risque fortement de fermer l’accès à certains villages donc il faut leur reconstruire une issue de secours.
5ème étape : les ptéroglyphes
Ca commence par 15min de marche dans des champs de lave, sans autre trace de chemin que des tas de cailloux dignes des chemins de l’Himalaya. Même au loin on ne voit pas la destination.

Ici, point de dessins dans les caves mais des gravures sur lave. Difficiles à dater avec l’érosion, les rangers nous invitent à interpréter les dessins par nous même. En parcourant tout le site nous avons donc trouvé : un nez de cochon, un fer à cheval et la trace de l’arrivée des martiens. Une des explications officielle est un rite familiale à la naissance d’un enfant : on creuse un trou pour le cordon ombilicale de sorte que la déesse Pelé le protège.
Voilà, vous avez vu l’essentiel, vous pouvez rentrer chez vous.
Epilogue :
Pour tous ceux qui envient les îles paradisiaques :




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